Dès le deuxième numéro, le Bulletin POLE NORD a publié un article au titre éloquent : «Hommage à un inconnu. Marx cent fois mort». En donnant l’appréciation de la rédaction sur cette grande pensée, ce texte constitue une nouvelle étape dans la réflexion.
Il souligne combien, en la sous-estimant, en la déformant, en la rendant responsable - sans la connaître - de systèmes auxquels elle est totalement étrangère, mais qui s’en sont servi comme justification, on a laissé s’échapper une clé centrale de compréhension du monde. Privée de la part essentielle de son apport dialectique, la pensée de Marx a été mise hors-jeu et nous sommes, aujourd’hui encore, orphelins de cette étape.
De cette œuvre centrale, on ne connaît d’ailleurs que la première partie, très rapidement figée dans des thèses économistes et déterministes qui n’ouvrent pas sur les apports des autres livres de l’auteur, en particulier sur la question de l’Etat. Une réflexion soutenue sur cette question sera reprise par certains membres en 2001-2002. Elle amènera les plus vives controverses, des oppositions tranchées, qui perdurent en 2006.
Un des objectifs de la recherche qui débute fin 2007 sur L’ENIGME DU POUVOIR sera, entre autres, de les affronter.